7/04/2008 - Mon retour et départ de Julie
Me revoilà à New York depuis mercredi après-midi.
Vol avec British Airways. Incomparable avec America Airlines. Enfin j'exagère peut-être, mais il y avait un confort bien supérieur: écran individuel avec large choix de films récents et de classique, de même pour la musique, un bon programme TV, des jeux... Enfin, normal pour un vol en cette année 2008. La nourriture, bien qu'anglaise (j'ai mangé un fish pie -sorte de crumble au poisson-) était meilleure que l'américaine et puis dans la petite pochette de vol: un masque de sommeil, une paire de chaussettes, une brosse à dent avec du dentifrice (ça c'est le top puisqu'on ne peut pas transporter de tube de taille normale) et un vrai casque pour écouter les films (pas ces oreillettes qui m'arrachent à chaque fois les oreilles et qui tombent toutes les 30 secondes)... Je vais arrêter-là car j'imagine que c'est pas très passionnant à lire.
En tout cas, je suis arrivée en pleine forme à Manhattan où les petits m'attendaient impatiemment (en grande partie parce qu'ils savaient que je leur apportais du bon chocolat Milka (qui est rare et hors de prix ici).
Jeudi, vendredi, samedi: à fond les ballons! Les enfants étaient en vacances alors, trop de choses à faire, pas une seconde de répit. La réserve de repos que j'avais accumulé en un mois de grasse-mat' en France s'est tout de suite épuisée!
Samedi soir: dernière grosse soirée au loft avec Julie. Une bonne soirée encore une fois... pour la dernière fois... Je découche! Wouah! Première fois depuis que j'habite à New York que je ne rentre pas toute éclatée au petit matin après 2h de trajet! Ben franchement, rien à voir l'état physique du dimanche! Du coup, shopping et retour au loft en fin d'après-midi pour passer encore un peu de temps avec Julie.
Elle me montre ses photos du road-trip qu'elle vient de faire ce mois dernier sur la côte Ouest des Etats-Unis. C'est vraiment splendide et digne de ce qu'on peut rêver. Moi aussi je veux faire ça! Qui me suit?!!... En fait, j'ai l'impression que aucun de mes proches ne me suivrait dans le délire. Non pas qu'ils n'en auraient pas envie, mais plutôt que ce ne sera jamais le moment (travail, argent, couple... y'a toujours un truc...). Alors quoi? Ai-je déjà passé l'âge pour vouloir faire ce genre d'expérience? Suis-je marginale? Ai-je des amis en bois? (Là je déconne, c'est pour en faire marronner quelques uns!). Enfin, après ceux qui m'ont fait rêvés avec l'Amérique Latine et ceux qui l'on fait avec l'Ouest Américain, je me sens encore un peu plus frustrer qu'hier. Ma vie ne me suffira pas à vivre tous les voyages que j'ai en tête aujourd'hui. Ca me rendrait presque mélancolique.
Mélancolie accentué par le départ de Julie. Peut-être la plus attachante des personnes que j'ai rencontré ici. Folle, drôle, naturelle, sensible, artiste et voyageuse. Même si on n'a pas passé beaucoup de temps ensemble, même si on n'est pas devenues proches au point de garder contact pour le restant de notre vie, j'adore vraiment cette fille et j'espère pouvoir la revoir en France ou ailleurs dans le monde et refaire la fête avec elle comme ici.
Toute dernière soirée de Julie dans un resto super sympa de brooklyn
Au moment où j'écris ça, elle est dans l'avion pour Berlin où elle va passer dix jours. Elle doit avoir la boule au ventre parce qu'elle était tellement attachée à New York, à Brooklyn, à cette vie folle, à ces colocs. Elle me disait que plusieurs d'entre-eux allaient quitter le loft. Epoque donc à tout jamais révolue...
Mais ne sombrons pas dans le cafard. La vie continue pour de nouvelles expériences, et pour ma part, dès demain, je reprends ma recherche d' « amis Kleenex » sur voilanewyork, le site des francophones sans amis.
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